REX

REX : Retour d’expérience

Paroles de dirigeants : les apports de la RSE transformative

Les entreprises ont réalisé qu’écologie rime avec économie. Nous sommes tournés vers l’action, nous aimons les grands challenges. Ce défi de penser une nouvelle société est celui de notre génération. Mettons-nous au travail.- Jean-Pascal Tricoire, PDG de Schneider Electric
Pendant de nombreuses années, il était admis qu’une entreprise cotée en bourse avait pour seule finalité de générer une valeur maximale et toujours croissante pour ses actionnaires. Cette conception étroite nous a conduit dans l’impasse car la recherche maximale du profit n’est pas mécaniquement durable et cette attitude distend les liens de l’entreprise avec ses autres parties prenantes que sont ses fournisseurs, ses salariés, ses clients, les territoires dans lesquels elle opère, des parties prenantes qui forment son ‘écosystème’ et qui peuvent avoir le sentiment que leurs intérêts sont parfois ignorés. La question n’est donc pas de savoir s’il faut ou non faire du profit, mais comment l’entreprise construit son profit dans la durée et comment elle l’investit en tenant compte des contraintes et des intérêts de ses différentes parties prenantes.- Frank Riboud, PDG de Danone
L’entreprise est la force la plus puissante du monde moderne, car elle combine la créativité humaine et le pouvoir de l’argent. Cette force peut et doit s’atteler à résoudre les problèmes de notre temps, y compris les problèmes graves ou difficiles.- Ben Cohen, co-fondateur de Ben & Jerry’s
Nous avons aujourd’hui un certain nombre d’usines dans le monde qui sont en train de vivre une parfaite transformation non seulement de leurs relations sociales mais aussi de leurs relations de travail. Et quand vous visitez ces usines, vous êtes frappés de constater que les équipes travaillent en autonomie et sont capables toute la journée de gérer leurs activités, de vérifier l’état de la situation, de faire monter les problèmes un cran au-dessus quand ils ne sont pas capables de les résoudre eux-mêmes, et de se désigner entre eux soit responsable de la qualité, soit de la production, soit de la sécurité. C’est très puissant et ça transforme complètement la vie des équipes, des hommes et des femmes de Michelin, qui se sentent reconnus, responsables, et cela transforme complètement leur vie professionnelle. Je peux vous assurer que si c’était une chose que je pouvais laisser dans quelques années lorsque je ne serai plus président de Michelin, cette transformation radicale qui est en cours en ce moment dans le groupe, ce sera une de mes plus grandes fiertés.- Jean-Dominique Sénard, Président de Michelin
Aujourd’hui, si nous n’investissons pas en faveur de l’environnement, nous en paierons le prix. Le coût de ne rien faire est bien supérieur à celui d’agir. Nous prenons la responsabilité de toute la chaîne de valeur, des matières premières jusqu’aux transports. Cela représente des économies de 300 à 400 millions d’euros par an. Nous avons amélioré la rentabilité du groupe en travaillant dans ce sens. A l’échelle du groupe, 60% de nos approvisionnements correspondent à ces critères de développement durable contre seulement 10% il y a 6 ans. L’objectif est de parvenir à 100% en 2020. - Paul Polman, CEO d’Unilever
La défiance des Français vis-à-vis des entreprises, notamment des plus grandes, vient du fait qu'ils ont la sensation que le succès des entreprises ne contribue pas à l'intérêt général et qu'il ne profite qu'aux actionnaires. Cela n'est pas exact et un meilleur équilibre entre parties prenantes permettrait de corriger cette sensation. Je me réjouis donc qu'il y ait deux salariés au conseil de Veolia. Il importe de convaincre nos concitoyens que l'entreprise ne sert pas que les intérêts de quelques-uns mais ceux de toutes ses parties prenantes, et ce faisant, l'intérêt général.- Antoine Frérot, PDG de Veolia
Se conduire comme une organisation citoyenne n’est pas seulement bon pour nos collaborateurs et les communautés au sein desquelles nous opérons, c’est aussi un facteur essentiel pour la croissance et la réussite de nos affaires.- Bob Iger, CEO de Disney
Nous sommes particulièrement fiers de constater des résultats très encourageants après avoir pris des engagements fermes et chiffrés en matière de développement durable. Ces premiers résultats démontrent que nous pouvons délivrer des résultats significatifs et tangibles, si nous plaçons le développement durable au centre de la stratégie du Groupe, comme nous le faisons résolument depuis plusieurs années. Le monde de l'entreprise a un rôle important à jouer sur le plan social et environnemental, et L'Oréal entend contribuer pleinement.- Jean-Paul Agon, PDG de L’Oréal
A mes yeux, l’entreprise a trois corps électoraux : les collaborateurs (« associates »), les clients et les actionnaires. Dans cet ordre-là. Cela ne signifie pas que les investisseurs viennent en troisième place par ordre d’importance. Mais pour que la valeur de long terme devienne intéressante pour les actionnaires, il faut à mon sens créer d’abord une valeur ajoutée pour les collaborateurs et pour les clients. - Howard Schultz, CEO de Starbucks
Le moteur principal du succès est que le manager ait une vision stratégique claire pour son entreprise. Cette vision stratégique a vocation à être largement partagée avec les salariés: ce qui favorise l’engagement des salariés, c’est le fait d’adhérer à des objectifs et d’être autonome dans la façon de les réaliser. Le fait de communiquer de façon ouverte en interne, concernant la vie et la situation de l’entreprise, donne à chacun du sens à son travail au quotidien, ce qui améliore d’autant son engagement et son efficacité.- Harry Touret, directeur général adjoint du groupe SEB
Les entreprises disposent d’un pouvoir considérable vis à vis de la société. De façon à obtenir des changements sociaux durables, les leaders des entreprises privées doivent commencer par concevoir leurs business plans en tenant compte des objectifs sociétaux autant que des objectifs de profit. Cela n’est pas une si considérable révolution !- Darren Walker, Président de la Fondation Ford
La théorie économique de la firme, toujours dominante, est fausse. L’objectif d’une entreprise n’est pas seulement de générer des profits pour ses actionnaires; c’est aussi améliorer le monde qui l’entoure et créer de la valeur pour ses parties prenantes.- Mark Benioff, Chairman et CEO de Salesforce
Les entreprises les plus performantes sont celles qui pensent solidairement le changement technologique, le contenu du travail et le changement des rapports sociaux internes à l’entreprise.- Antoine Riboud, PDG de BSN (devenu Danone) … en 1987
Nous payons aujourd’hui, au plan économique et social, notre difficulté à reconnaître et à développer concrètement le potentiel humain pour en faire un levier de croissance. Nous devons donc changer de modèle, faire évoluer la culture d’entreprise. L’enjeu est majeur. Ce gisement de croissance généré par la motivation a en effet la particularité d’être ‘durable’ et ‘soutenable’ car il se renouvelle dans le temps, en adéquation avec le potentiel énorme des progrès technologiques en cours, dont il faut savoir mieux tirer parti. À la lumière de ma propre expérience de dirigeant dans l’industrie et de mes observations des nombreux succès d’entreprises engagées dans cette voie, j’estime que l’on peut gagner jusqu’à 25 % de productivité par une meilleure mobilisation du facteur humain. Ce qui revient à générer un potentiel de croissance supplémentaire de 1 % par an pendant longtemps si l’on sait parallèlement investir ce supplément de performance en recherche et innovation. - Francis Mer, Président d’honneur de Safran
A mes yeux, l’entreprise a trois corps électoraux : les collaborateurs (« associates »), les clients et les actionnaires. Dans cet ordre-là. Cela ne signifie pas que les investisseurs viennent en troisième place par ordre d’importance. Mais pour que la valeur de long terme devienne intéressante pour les actionnaires, il faut à mon sens créer d’abord une valeur ajoutée pour les collaborateurs et pour les clients. - Howard Schultz, CEO de Starbucks
Le moteur principal du succès est que le manager ait une vision stratégique claire pour son entreprise. Cette vision stratégique a vocation à être largement partagée avec les salariés: ce qui favorise l’engagement des salariés, c’est le fait d’adhérer à des objectifs et d’être autonome dans la façon de les réaliser. Le fait de communiquer de façon ouverte en interne, concernant la vie et la situation de l’entreprise, donne à chacun du sens à son travail au quotidien, ce qui améliore d’autant son engagement et son efficacité.- Harry Touret, directeur général adjoint du groupe SEB
Se conduire comme une organisation citoyenne n’est pas seulement bon pour nos collaborateurs et les communautés au sein desquelles nous opérons, c’est aussi un facteur essentiel pour la croissance et la réussite de nos affaires.- Bob Iger, CEO de Disney
La théorie économique de la firme, toujours dominante, est fausse. L’objectif d’une entreprise n’est pas seulement de générer des profits pour ses actionnaires; c’est aussi améliorer le monde qui l’entoure et créer de la valeur pour ses parties prenantes.- Mark Benioff, Chairman et CEO de Salesforce