Du pur profit à la RSE : les repentis de la marge brute

Il fut un temps où les choses étaient simples et limpides. L’entreprise appartenait à ses actionnaires. Le seul objectif légitime de ses dirigeants était la maximisation de la création de valeur pour les actionnaires. Le travail humain était occulté dans sa dimension expressive et asservi à une gouvernance univoque. Mais les temps changent. Et les fausses évidences se révèlent. L’essoufflement de notre modèle de développement conjugué à la montée du numérique, de l’uberisation, de la RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) et du développement durable, provoquent une remise en cause fondamentale de ces croyances. Et voici les repentis de la marge brute désespérément en quête d’un nouveau modèle. Dans la phase de financiarisation des années 1980, la caisse de résonance de l’orthodoxie financière était d’autant plus efficace qu’elle était alimentée en permanence par les cabinets de stratégie, les BCG, McKinsey, Bain, Roland Berger, A.T. Kearney, qui ont bercé tant de réunions de Codir ou de conseils d’administration. Le BCG en particulier, bientôt imité par ses confrères, s’est fait le chantre du TSR (total shareholder return) comme objectif et indicateur univoque du pilotage des organisations. Le TSR représente l’ensemble de la valeur créée sur une période donnée, composée de trois segments : la … Lire la suite de Du pur profit à la RSE : les repentis de la marge brute